30.11.07

Coutume 2

Comme le veut la tradition Wallisienne, le jeune communiant porte toute une série de tenues (sept en tout) au cours de la journée. Nous n'en n'avons vu que trois, les voici:


Les autres participants à la coutume étaient eux aussi bien habillés:


Les hommes ont aussi interprétés plusieurs Haka, danse traditionnelle du pacifique. Comme vous avez pu voir les gabarits des bestiaux sur le post précédent, vous devez bien vous imaginez qu'un tel rituel est trrrrrrèèèèès impressionnant.
Comme il est très dur - avec un minable compact- de faire des photos d'intérieur dignes de ce nom avec des mouvements, je n'ai rien d'autre à vous montrer.

Désinformation

j'avoue que mon billet intitulé "voyou des mers" était un brin provocateur, je vous dois donc quelques explications.
Tout d'abord, le terme "dégazage", étymologiquement, signifie retirer les gaz.
Sur nos soutes à gasoil, vides de liquide mais pleines de vapeur (comme n'importe quel réservoir), le but était simplement de substituer les vapeurs par de l'air frais. Et oui, tout simplement, on a dégazé. Pour çà, les soutes étant vides, il suffit de brancher des ventilateurs pour approvisionner largement en air frais et obtenir ainsi au bout de quelques heures une atmosphère respirable ( je vous fais grâce des mesures de sécurité et de la courbe d'explosivité).
Un dégazage et ses vapeurs de gasoil produites n'ont jamais pollué une plage, jamais recouvert un oiseau, jamais laissé d'irisation derrière un navire...... comme vous le fait croire Jean Pierre Pernault et toute la clique.
Mais c'est un autre débat, beaucoup plus salissant celui ci, que les lavages de cales et le non respect de la règlementation.
En espérant avoir éclairé un peu votre lanterne (au gaz?) et m'être ainsi réconcilié avec les ardents défenseurs de la nature.
Les fourches caudines du conseil de famille seront elles plus indulgentes avec ces explications?

29.11.07

Coutume1

Le week end du 24 novembre, nous avons été invité à la coutume.
Nous avons parmi les marins quelques matelots d'origine walisienne. Ils nous ont donc invité à partager une coutume avec eux. Et cette coutume consistait en la communion d'un petit garçon: Christophe.
Il y avait donc une soixantaine de personnes pour cette réunion de famille et la tradition veut que le repas soit copieux, les hôtes ont donc fait les choses bien et ont tués 8 cochons qu'ils ont fait cuire à l'étouffé, suivant leurs coutumes.
Il faut dire que les Wallisiens sont tous d'un sacré gabarit, mais leur appétit garguantuesque n'a pas suffit. Voici quelques énergumène pour vous donner une idée du gabarit de ces messieurs.
Et le repas une fois servi: il faut savoir que sur la première table, c'est à dire jusqu'à la troisième bouteille de vin, nous n'étions que 5 à manger !!
Vous avez dit opulence ?!?!
Une petite photo avec Hervé, le commandant, Mika le mécano et moi.

voyou des mers

Aujourd'hui le programme était copieux: on a degazé deux soutes de 5 mètres cubes alors qu'on est à quai. On a fait çà tranquillos sans que personne ne remarque rien ! peut être ferons nous l'ouverture du 20 heures demain? en tout cas, tout s'est bien passé et nos deux soutes à gasoil sont maintenant nickel !!

Comme quoi, il m'arrive même de parler boulot sur ce blog, peut être pour faire taire les mauvaises langues?!?

Pour fêter çà on est donc allé se baigner mais les photos de la plage vous les avez déjà vu, je vous épargne donc çà!

26.11.07

tortues

Lors de mon séjour à Bourail, j'ai été hébergé chez Manu, (un très bon surfeur comme expliqué lors du post"nekweta") mais aussi ardent défenseur des tortues. La plage de la pointe percée est une zone de ponte des tortues "grosse tête" et elles viennent de très loin pour pondre ici. Des bagages de tortues réalisés les années précédentes ont permis de les retrouver en Australie et dans une grande partie du pacifique. C'est donc un endroit essentiel pour la survie de l'espèce.
La maman tortue est vraiment une mère ingrate car elle pond ses œufs et se sauve !! quelle lâcheté: pas d'apprentissage, aucune instructions, pas de post-it sur le frigo, rien. Ce qui fait que le taux de survie (toujours élaboré par les scientifiques) est de une tortue adulte pour mille naissances !!
Les bébés tortues sortent de l'œuf, rampent jusqu'à la mer et nagent frénétiquement pendant deux jours pour s'écarter des prédateurs. Prédateurs nombreux pour cette chair fraiche et facile, comme les dauphins par exemple (désolé caro ;-) )
Durant mon week end je n'ai pu voir qu'un seul nid de tortues ( c'est seulement le début de la saison des pontes) et je n'ai pas de photos, par contre, je vous montre la baie car elle est très belle. Ce qui est étrange au bord de cette baie, c'est qu'il y pousse des arbres pas droits !! et ce n'est pas le vent !! car regardez sur la photo suivante, çà part dans tous les sens !!

futur Stubbing

Autant l'avouer tout de suite, le management dans ma boite est sérieusement négligé. On est en période de travaux à Nouméa, mais le service du personnel préfère débarquer des gens sans les remplacer. Il s'agit quand même du second capitaine et du second mécanicien !! membres essentiels dans l'équipage quand même ! Mais le boulot est à faire quand même. C'est donc le lieutenant et le troisième mécanicien qui s'y colle. C'est à dire Mikaël et moi, chacun dans son service. Heureusement, le commandant ne se laisse pas faire et s'est plein auprès des services concernés, et nous avons obtenus gain de cause: c'est à dire une promotion. :-)
On fait le même boulot, mais plus gratuitement. Je vais donc finir mon embarquement en tant que second capitaine.
Pour fêter çà comme il se doit, on va se pavaner avec nos tripotés de galons dans les lieux huppés de Nouméa!!!
le commandant Merill Stubbing n'a qu'à bien se tenir, me voilà !!

25.11.07

alzheimer

Ce lundi matin (pourri comme tous les lundi matin dans ce bas monde), on a fait une drôle de découverte dehors.
le béton du quai était plus foncé, il y avait des flaques, tout semblait humide. Comme ce phénomène s'étendait sur tout un quartier de la ville, on en a déduit que cette eau devait tomber du ciel, mais on ne se rappelle plus du mot. On a eu beau chercher dans nos souvenirs, pas moyen de se rappeler de pareil phénomène dernièrement.
aidez nous à enrichir notre vocabulaire. Merci.

copinage

Un super copain est parti bosser à San Francisco.
C'est loin:


ou moins loin çà dépend d'où on part:


Bref, toujours est il qu'il vient de lui arriver un truc de dingue,
voici son aventure racontée par lui même.

http://franckygoestosf.blogspot.com/

24.11.07

oups

suite à un petit problème de chronologie, mon dernier billet s'intitule "Bourail" mais il n'est pas placé en tête de liste. Va comprendre......

23.11.07

rencontre

Comme le dit l'adage: le soleil ne se couche jamais sur le territoire Français. Le monde est vaste, les parcelles de territoire très éparpillées: atlantique, indien, pacifique. Mais en réalité, le monde n'est pas si grand que çà.
Lors d'un concert de jazz au bar "le bout du monde" à Nouméa (çà ne s'invente pas), je suis tombé nez à nez avec Yaël, un type rencontré il y a trois ou quatre ans lors de vacances communautaires dans les alpes !! Rencontre surréaliste entre deux personnes ne s'attendant pas à se trouver là.
Donc pour fêter çà, hier soir, j'ai été invité à un barbecue avec ses collègues, sur la plage, avec coucher de soleil rougeoyant, feu de camp et bonne ambiance. Je n'ai pas de photos à vous montrer mais elles vous rappelleraient trop les flambées hivernales, sauf qu'ici c'est sur la plage ;-)

22.11.07

sunset

si vous arrivez tôt au bureau le matin ou alors avant de partir, consultez donc ce petit lien:

http://www.photos-nouvelle-caledonie.com/v/webcam/noumea_direct_webcam_camera.html

En prenant garde au décalage horaire, vous pourriez voir le soleil (enfin ??) mais par procuration !!

20.11.07

Plongée

Lors de ce week end à bourail ,j'en ai bien sur profiter pour plonger.
voici quelques photos.

Nous avon pu admirer longuement une douzaine de raies pastenague.
Caché derrière des relief, comme un affut.
Une raie moins farouche s'est aventurée plus près.
Pour répondre au commentaire de Marie, voici une photo de moi. Il faut avouer qu'en combi de plongée, c'est beaucoup moins glam' que la photo du billet"baignade" mais çà donne une idée quand même.

19.11.07

Bourail

Voici quelques photos de mon week end à bourail.
Le truc touristique du coin est une falaise qui s'effondre et qui a ainsi créé un monticule, très astucieusement appelé le"bonhomme" par les locaux. Dame nature a aussi laissé un trou dans cette falaise, que les locaux ont tout aussi astucieusement appelé "la roche percée". Devant tant d'imagination, je suis resté quoi, mais voici les photos pour vous faire une idée.
Le même endroit au couché du soleil.

Nekweta

Durant mon week end sur la région de Bourail, j'ai logé chez un caldoche, c'est à dire un blanc qui est né sur le caillou. Lui par exemple, est la cinquième génération née ici, il n'a donc plus rien à voir du tout avec la métropole !!
Il vit à la calédonienne, très cool, habite dans une maison coloniale ouverte à tout vent, sans porte, sans fenêtre, juste des tentures ajustables pour couper le vent. il parle kanak, connait leurs coutumes, leurs légendes, a passé la moitié de sa vie dans l'eau et connait le lagon comme sa poche. C'est aussi un excellent surfer qui a fortement contribué à l'expansion du surf en calédonie. Il tient maintenant un gite, organise des journées de découverte du lagon, où il essaye de faire passer toutes ses connaissances du pays.

Une petite photo de lui.

18.11.07

Poé



Ce week end, je me suis échappé de Nouméa et je suis monté en bus dans le nord, toujours sur la cote ouest. Après deux heures et demi de trajet, me voici à destination: Bourail. Mais ce bourg étant un peu à l'intérieur des terres, la partie du lagon la plus proche se nomme Poé.
Un seul mètre d'eau sur des kilomètres avant de sortir du lagon, c'est le paradis des loisirs nautiques. Je me suis donc présenté plein d'entrain et avec une forte motivation à la location de Kitesurf!! c'est si rare d'en trouver à la location, je compte bien en profiter.
Mais le bonhomme pas avenant pour un CFP me dit qu'il n'a pas le temps de me louer du matos !! çà ne prend que deux minutes mais devant tant de mauvaise foi, j'abandonne. C'est donc dépité que je suis parti me baigner dans ce lagon fantastique et que me suis rongé les ongles en regardant les autres naviguer.



15.11.07

bagne

Pour attirer le lecteur:
D'après les commentaires postés sur le dernier billet, il semblerait qu'on verrait poindre à l'horizon le soupçon d'une ombre d'une dosette de jalousie? je me trompe? Quitte à mériter l'exil est à finir sur un promène-couillons aux iles du Frioul ou au bac du barccarin, je me dois de vous montrer les photos d'une nouvelle plage où nous avons été dernièrement. Peut être parce que nous étions "blasés" des classiques Anse Vata et baie des Citrons ?

Vue générale:
Le petit bar au bord de la plage pour se désaltérer.D'où on a cette vue

Vue de puis la mer.

En tournant la tête on tombe sur:

14.11.07

Blasé

Encore une fois un de ces sempiternel couché de soleil sur le port, ppfffffff, j'suis blasé.Si vous aussi vous être blasé, dites le moi que j'arrête avec ces photos sans intérêt.

Tricot rayé


Le tricot rayé est un serpent inoffensif qui vit sur les îlots et qui est amphibie. On en croise d’ailleurs en plongée. Celui-ci fait environ un mètre de long mais il est très craintif.


C'est un peu l'emblème de la Calédonie.
Une marque de tee shirt -produit ici bien sur- porte d'ailleurs le même nom.

Pécheurs


Ami pêcheurs, ce message est pour vous.
Vous avez du vous demander quel genre de matériel il faut utiliser pour pécher des poissons rouges d'une telle taille (voir le message:
ils pèchent). En déménageant le bateau, je suis tombé sur la caisse de pèche et je vais vous livrer les secrets des pécheurs polynésiens. âme sensible s'abstenir car les dit hameçon sont plus près du crochet de boucher que de l'hameçon banal.

Ces beaux hameçon et leurs leurres associés sont montés sur les lignes hyper longues en matériel très résistant. Par exemple, les gros poissons rouges (des vivanos pour les experts) ont été remontés de 400 mètres de fond avec un fil de 5mm de diamètre pour au moins 200kg de résistance. Je vous rassure, les pécheurs ont les gabarits des proies remontées et sont proportionnés au matériel qu'ils emploient.
c'était la parenthèse technique du blog.

13.11.07

Extraordinaire

Dimanche 11 novembre, pour fêter l’armistice (toutes les occasions sont bonnes) j’ai été plonger sur un site extraordinaire, nommé le récif sournois, où l’on peut voir des raies pastenagues, des requins pointe blanche totalement inoffensifs, des tortues, et bien sur une multitude de poissons multicolores, par banc entier ou tout seul. C’était ma cinquième plongée en Calédonie et je n’avais jamais vu une telle diversité, une telle profusion de poissons et de couleurs. L’impression de nager dans un aquarium, car les poissons ne fuient pas, ils t’entourent, c’est magique.





12.11.07

Paradisiaque

Samedi 10 novembre, le but de l'excursion était: le phare Amédé, situé sur un ilot à 20 KM au sud de Nouméa. Une fois arrivé là bas, c'est grandiose et ce ponton d'arrivée semble te dire :

Bienvenue au paradis.


A la poursuite de Vendredi.....





J’ai bien sur profité de ce site privilégié (dans une réserve naturelle ) pour faire deux plongées fabuleuses.

Et vous, bon week end ?

11.11.07

Botanique

Au cours de mes promenades, voici quelques fleurs que j'ai pu admirer. Je ne connais pas forcément leurs noms, mais leur couleurs vives, leurs tailles et leurs beautés ont attiré mon regard. On en trouve partout, car la Calédonie est très fleurie. Il faut avouer que les conditions de températures et d'ensoleillement sont propice à ce genre de culture.




9.11.07

Concert

Hier soir on a assisté au concert de la célébrité locale: Laurent Degache et son mentor: Papa Barthélémie. Play back mal interprété puis clavier et boite à rythme, c'était vraiment moyen. Une heure de concert dans une salle du casino mais il y avait une bonne ambiance, un bon esprit. Musique tahitienne et danseuse, çà reste un bon moment.
Pour vous faire une idée: http://www.dailymotion.com/video/x1w0xf_laurent-degache
Et pour la biographie de l'artiste: http://www.tahitijukebox.com/artistes.php?artiste_id=45

Puis on été boire un verre à la bodégua del mar, où il y des affiches des arène d'arles, des férias de pâques...... quel dépaysement !!
Ce qui est bien plus dépaysant, c'est que ce bar est dans un faré (maison traditionnelle ) et sur pilotis. Bien sur, le lagon est éclairé et la vue féérique, ce qui rajoute encore plus au charme du lieu. Le bar est évidemment ouvert à tout vent, vu qu'il fait 26 degrés à minuit, çà aurait été dommage de se priver !! ;-) Pour ne rien gâcher, il y avait un petit concert, avec un type qui chante pour de vrai et des vrais instruments.
Sur le même ponton, et toujours sur piloti, il y a une boite: le corto maltesse. Un tel nom méritait un détour ;-)
Résultat des courses: comme on dit au Groland "lendemain de fête, bobo tétête"

8.11.07

Cousteau

Dimanche 4 octobre, j'ai été plonger sur le récif corallien . L'inconvénient d'être entouré par le plus grand lagon du monde, c'est qu'il faut faire beaucoup de zodiac pour accéder au site de plongée. Mais çà vaut le coup de faire le déplacement. C'est un tir groupé: comme on est sur le site, on y fait deux plongées de une heure chacune. C'est magnifique, avec les couleurs, les poissons, les coraux..... c'est indescriptible, il vaut mieux le vivre ;-)
juste un petit aperçu:

Retour au bercail

Notre réparation de fortune nous a permit de regagner Nouméa mais la mission suivante va sans doute être annulée, pour cause de fragilité mécanique.

Retour sans rien de particulier à mentionner. La même stabilité de noix de coco, les mêmes acrobaties pour vivre au quotidien, bref la monotonie bancale de la vie de marin. Vous en saurez bientôt autant que moi..

Il faut savoir que pour lutter contre le mal de mer, il faut lutter contre les quatre F : la faim, la foif, la frousse, et .la fatigue.

Pour lutter contre la faim, il faut s’empiffrer, pardon, se nourrir. Et pour lutter contre la fatigue, il faut dormir. Pour résumer, manger, dormir, sans trop d’activité, çà s’appelle faire du lard. Pour être sur de ne pas être malade, je ne me suis pas gêné, il va donc falloir compenser un peu à Nouméa.

Navigation, repas, sieste, pêche, lecture, dvd, discussions, ……. Comme nous avions déjà épuisé notre quota de péripéties, le retour a été très tranquille, balloté, mais tranquille.

Arrivé le vendredi 2 novembre en début d’après midi, le bateau est vite déchargé et tout le monde part en week end !!!! C’est çà l’avantage des petits bateaux, c’est que tu as le week end de dispo.

Alors j’en profite ;-), et pour vous aussi j’en profite !

7.11.07

See you soon

Les travaux étant très avancés, j'ai eu l'autorisation d'aller plonger le samedi 27, le dimanche était réservé aux essais du moteur qui se sont avérés concluants, et le lundi nous avons fait route à petite vitesse sur Nouméa. Au revoir Luganville, Santo, les vanuatu et cap sur la nouvelle calédonie. quelques petites photos pour la route....

Plongée

C'est donc sur cette épave que j'ai fais ma première plongée après ma formation !! quel début!!
Voici le programme:
Mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Nous étions deux clients avec un moniteur et le deuxième, un anglais, n'arrivait pas à contrôler sa flottabilité: une fois 5 mètres au dessus de nous, une fois écrasé au fond. Devant la calamité, le guide a décidé de na pas pénétrer dans l'épave car trop risqué avec un énergumène pareil ! grosse déception donc mais le guide nous a montré plein de poissons et leurs refuges. C'est quand même assez frustrant d'être sur un site pareil et d'être pénalisé par un rosbeef. Déjà qu'il ont remporté cette demi finale..... sans être trop rancunier, çà commence à faire beaucoup !!

Histoire 2

Une explosion frappa à l’arrière – une explosion d’une mine, l’une des nombreuses disséminées dans un champ mortel à travers le canal. Trente secondes plus tard, une seconde explosion frappa la salle des machines – le navire était mortellement touché. Le capitaine Nelson ordonna que le bateau maintenant incliné se rende sur le rivage pour s’échouer. Imm;édiatement, des gilets de sauvetage, des échelles et des cordes furent descendues depuis le navire et l’abandon du navire fut ordonné.

Tout le monde à bord dû quitter ses affaires personnelles et son équipement. Dans l’excitation, les hommes abandonnèrent leurs armes en quittant le bateau agonisant. Beaucoup souffrirent de brûlures chimiques comme ils furent en contact avec l’eau huileuse et Santo n’avait que trop peu d’installations pour soigner tout ce monde...le bateau était chargé de toutes leurs affaires. Mais le Coolidge ne laisserait jamais ses troupes retourner prendre leur possession. 55 minutes après son échouage, à 10h55, le grand vaisseau donna un dernier soubresaut et glissa sous l’eau toute huileuse, disparaissant dans sa tombe au bord du second canal.

Il roula sur son côté bâbord en coulant, emportant avec lui deux hommes qui ne furent jamais retrouvés. Un capitaine retourna chercher un homme manquant. Il ne fut jamais retrouvé bien que son revolver fut lui récupéré quelques années plus tard parmi la vaisselle sur les galets.

Une telle erreur fit de Espiritu Santo la Mecque des plongeurs à travers le monde, car le Coolidge est le plus gros, le mieux conservé et accessible des épaves de la 2ème guerre mondiale.Certains prétendent même que c'est la plus grande épave du monde accessible en plongée loisir.

Histoire

Le 21 février 1931, la veuve du 30ème président des Etats Unis, Calvin Coolidge, baptisa le plus grand et le plus perfectionné des bateaux de commerce jamais construit aux USA. Le bateau, de 200m de long et de 21 936 tonnes, nommé “Président Coolidge”, était le plus récent des gros navires construit n’importe où ailleurs.

Tout sur ce bateau associait l’élégance et le confort. Les passagers pouvaient se relaxer à l’une des deux piscines d’eau de mer, dont l’une avec une plage de sable artificielle. Ils pouvaient apprécier de la grande musique jouée par les musiciens dans la salle à manger de la première classe ou apprécier l’élégance tranquille de la librairie, par ailleurs bien fournie. Toutefois, peut être que la pièce la plus impressionnante était la salle à fumer de la première classe. A l’une des extrémités se tenait une cheminée de marbre antique. La pièce était remplie de fauteuils en noyer garni de cuir vert et de larges tables de jeux.

Pour services, le navire possédait un gymnase, des salles de jeux pour enfant, des allées marchandes, des fontaines de soda, un barbier et un salon de beauté, un salon de thé et un pont pour jouer au golf, au tennis, au handball, au squash et au palet. Il y avait même une bourse.

De la cuisine fine et des liaisons régulières firent du “Coolidge” l’un des bateaux favoris pour la route du soleil, de San Francisco à Honolulu, Yokohama, Kobe, Shanghai, Hong Kong et Manille.

Toutefois en 1941, avec la probabilité d’entrée en guerre des USA, le Coolidge entra en service pour le compte de l’armée comme navire de transport de troupes pour renforcer les effectifs dans le Pacifique. Complètement converti en 1942, il pouvait transporter 5000 troupes. L’une des piscines fut transformée en salle de détention et la plupart des quartiers luxueux devinrent des couchettes superposées et des toilettes. Mais les installations permanentes telles que celles des femmes restèrent.

Le Coolidge fit plusieurs voyages dans le Pacifique Sud en 1942. le 6 octobre de cette année il partit de San Francisco jusqu’en Nouvelle Calédonie et Espiritu Santo chargé de 5092 officiers et troupes du 172ème régiment, 43ème division d’infanterie. Ils allaient être grandement nécessaires pour l’assaut américain sur Guadalcanal, et comme une unité indépendante. Le Coolidge était bel et bien chargée avec toute une machinerie militaire.

Le matin du 26 octobre 1942, le Coolidge approcha Espiritu Santo par la face est du second canal. La marine avait négligé de donner au capitaine Nelson des “instructions spéciales”. Ces instructions ne pouvaient être données par radio du fait de la nécessité de sécurité. Suivant une série d’épisodes fâcheux et d’incompréhension, le patrouilleur à l’entrée ne réussit pas à l’arrêter. Quand le bateau entra dans le canal, les officiers radio n’eurent pas d’autres choix que de briser le silence et d’envoyer un message d’alerte “STOP, vous entrez dans... ” – l’alerte vint trop tard. SUSPENSE .....

LYS

C’est dans un de ces nakamal que nous avons rencontré LYS, qui nous explique que sa famille fait le commerce de la vanille, et de l’huile de tamanu. Devant nos nombreuses questions elle nous invite à la rejoindre le lendemain chez elle pour une petite visite. Les kanaks nous expliquent que l’huile de tamanu a des vertus dermatologiques reconnues mais comme c’est un fruit très sec (à peine plus gras que la noix de muscade), il en faut des quantités monumentales pour obtenir un litre d’huile. De plus son produit est pur, non coupé avec des diluants. Nous sommes donc bien intéressés.

Le jour dit, les travaux ayant du retard, on ne se présente que vers 17 heures, à la tombée de la nuit. LYS n’est plus là mais ses parents, prévenus de notre visite, nous accueillent à bras ouvert. Nous sommes trois, Mika, le mécano, Késiano, le bosco Kanak et moi. En discutant de choses et d’autres, le père s’aperçoit qu’il a un ami commun avec Késiano en calédonie. La discussion se prolonge, ils nous montrent leurs coffres pleins de vanille (pour une fortune selon Késiano, car la vanille est très chère), nous expliquent leurs méthode de travail, et nous montrent toute sorte de produit. Il fait déjà noir et nous ne pourrons pas voir la fabrique d’huile car tout se passe dehors. Nous lui demandons pour acheter de l’huile de tamanu, qu’il nous vend à un tarif ridicule (un quart du prix pratiqué à Nouméa selon Késiano), puis nous offre de la vanille, et des noix de muscade. Quelle gentillesse de leur part.

Ma cabine est maintenant parfumée avec la vanille, la muscade, le tamanu et le bois fumé de mon masque !! çà sent les tropiques la dedans !!

Nakamal

Le cava évoqué dans le billet précédent se consomme dans des lieux de rencontre nommés :nakamal. Pour la petite ville de luganville, il y en a une quarantaine !! la population –surtout les hommes- se retrouvent là le soir et discutent tranquillement. Musique très douce, tout le monde est très calme, pas d’alcool car le nakamal ne propose QUE du cava. On s’y rend donc le soir après le coucher du soleil, vers 18 heures avant de retourner manger au bateau. C’est assez sympathique comme endroit, toujours des petites guitounes toutes simples et des tables dehors, pour discuter tranquillement.

Cava

Il existe dans le pacifique une plante nommée le cava, dont les peuples ont pris l’habitude de râper les racines et de les essorer pour en faire un jus nommé très astucieusement nommé « cava ». Cette boisson a des vertus soi disant thérapeutiques mais surtout relaxantes. Tellement relaxante qu’elle peut être comparée à certaines drogues dites douces mais surtout consumables. Toujours est il que le cava est interdit en métropole et qu’il faudra me croire sur parole quand je vous dit que ce n’est pas très bon, pour ne pas dire infâme. C’est tellement pas bon qu’il y a un évier pour te rincer la bouche !! Mais où est le plaisir ? clame le public impatient. Comme le disait Beaudelaire, Verlaine, ou Renaud, je ne sais plus : peu importe le flacon pourvu qu’on ai l’ivresse. Là aussi c’est cet état de plénitude et de bien être qui est recherché plutôt que le coté gustatif.

Mise au point


Oui je sais je vous nargue un tout petit peu avec des belles photos, des propos colorés qui vous rendent envieux mais je tiens à vous faire une précision :

Les moments de plaisir relatés ici ne représentent hélas qu’une demi heure par jour et le reste du temps, on en bave à démonter un ersatz de moteur qui n’est pas fait pour çà, conçu par un ingénieur teuton qui n’a jamais pris un outil dans ses mains, bref, c’est pas la joie. Surtout quand tu n’as plus de pièces de rechange et que tu remets les pièces les moins cassées !! Les ingénieurs DEUTZ devraient faire des stages d’ergonomie car même un enfant de quatre ans avec ses légos fait des montages plus réfléchis !!

Tout çà pour justifier nos courtes baignades et montrer qu’elles sont bien méritées !!
Encore une petite photo parce qu'on est quand même pas malheureux !!

6.11.07

Baignade

Nous travaillons à la machine de 7 heures du matin jusqu’à midi, hop, un petit bain du bateau pour se rafraichir et on va manger. Il faut dire qu’il fait une quarantaine de degrés dans la salle des machines et que ce petit bain salvateur en guise d’apéro est très appréciable.

L’après midi, on retourne bosser de 13 heures jusqu’à 16 ou 17 heures et après hop, encore un petit bain, mais cette fois ci on prends le zodiac pour aller plus près de la cote.

Je n’ai pas d’appareil photo étanche, je ne vous montrerai donc pas les coraux majestueux, les poissons multicolores, les étoiles de mer bleues, …. Bref, la magie du monde sous marin.

Escale bis

Nous arrivons dans l’après midi du dimanche 21 dans la rivière devant luganville, et mouillons l’ancre. Nous resterons là une semaine, le temps de faire une vraie réparation. Nous sommes au calme, et la proximité de la cote permet de saisir de beaux instants.

Une première


Malgré tous nos efforts, la réparation s’est avérée insuffisante. Devant l’impossibilité d’avancer par nos propres moyens, nous avons du faire appel à une aide extérieure, c’est à dire à un remorqueur d’assistance. Une grande première -pas très glorieuse il est vrai- pour le commandant -30 ans de nav’- son second -20 ans de nav’- pour le chef méca-20 ans de nav- son second -20 ans de nav’-, bref pas des marins nés de la dernière pluie, et pourtant il faut se rendre à l’évidence : il nous faut une semaine complète pour réparer pour de bon. Ici la mer est mauvaise, c’est dangereux de travailler avec un bateau en mouvement, les vivres arrivent au bout, l’équipage et les scientifiques en ont marre de se faire ballotter.

Dans cette partie du monde qu’est le pacifique sud ouest, déjà que la navigation est rare, alors pour trouver un remorqueur d’assistance ce ne fut pas facile. On fait donc appel à Euphrosine, fier navire de 25 mètres, coque en bois, propulsé par deux moteurs de 90 chevaux, (l’équivalent de deux voitures) alors que le notre en fait 800 !! Qu’a cela ne tienne, il est notre seule chance, saisissons là !

La remorque est passée ce samedi matin 20 octobre, et malgré les vagues qui nous détournent du droit chemin, nous progressons à la vitesse d’un homme qui marche vers luganville !! et oui, retour à notre port d’escale, quitté il y a peu.

Notre sauveur Euphrosyne.


Ils pêchent

Pendant qu’on bosse dur en bas, les matelots s’occupent en pêchant. Les matelots viennent souvent du monde de la pêche, ils savent donc très bien s’y prendre.
Comme l’océan est un grand bocal, on y pêche de grands poissons rouges. Jérome se fait photographier à coté des bestioles pour donner une idée.


On bosse

La réparation est longue, le bateau bouge, c’est assez scabreux. La mer est assez creuse, les vagues ballottent le bateau. Manger dans ces conditions prend une tout autre tournure. Prendre sa douche c’est pareil !! pour se rendre compte il faut essayer de se sécher à une main en se tenant de l’autre. Le seul avantage, c’est qu’avec le roulis, l’eau passe d’une épaule à l’autre sans bouger. C’est bien le seul avantage, on se console comme on peut. Se laver les dents devient aussi une épreuve, il faut viser l’entrée de la bouche pour ne pas se planter la brosse dans l’œil. Je suis donc prêt pour faire l’école du cirque, je crois que marcher sur un ballon serait maintenant naturel !!

Désolé mais dans ces conditions, je n’ai pas le cœur à faire des photos, pourtant, elles vaudraient certainement le coup.

« une main pour soi, une main pour l’armateur » dit le dicton. En gros, tu bosses même quand tu ne peux pas tenir debout tout seul.

La panne

Ce mercredi 17 octobre, juste après le barbecue, je suis de quart de minuit à quatre heures, comme toujours, et Mikaël, le mécano, assure le quart machine aux mêmes horaires. Tout à coup, vers trois heure du matin, il monte en courant à la passerelle et me demande de ralentir l’allure, le moteur émettant un grognement bizarre accompagné de signaux de fumée de mauvaise augure.

Sans avoir de notion de mécanique, je pense que chacun à conscience que sur un moteur il y a au moins un piston qui fait des va et vient dans un cylindre, et que le tout est calculé au plus juste pour çà fonctionne parfaitement?!? et bien, avec le même esprit de vulgarisation, chacun se doute que sur un moteur de 800 chevaux tournant à 1300 tours par minute, introduire dans ce cylindre un objet équivalent à la taille d’une petite cuillère va surement causer du grabuge !! Et bien c’est ce qui s’est passé !

Pour tuer le suspense tout de suite sur l’issue de l’aventure, on est parti pour 12 jours de réparations dont je vous épargnerai les détails mécaniques. Les curieux peuvent toujours me contacter par mail et je leurs fournirai plus d’infos.

Bref, le bateau est à la dérive, ballotté par les vagues et nous tentons une réparation.

Escale

Aujourd’hui, mardi 16 octobre, nous sommes en escale à Luganville ou encore Santo, la ville principale de l’île, située au sud est de l’île. C’est un gros bourg, sans plus, mais tellement dépaysant. Enormément de taxi, beaucoup de boutiques de chinois qui vendent tous la même chose, une chaleur écrasante, un distributeur de billet qui connait mes noms et prénoms, quelques boutique avec de l’artisanat local, et ….. beaucoup d’agences immobilières. Les australiens ont envahi la place et les prix grimpent. Même si on a mis deux jours pour venir en bateau, il faut à peine une heure et demi d’avion pour venir en week end de nouméa!! AAhhh les charmes de la croisière :-D .

La monnaie ici est le Vatu. Il en faut 145 pour faire un euro, et comme dans beaucoup de pays qui ne produisent pas grand-chose, la vie à l’européenne est chère. Une bière est à 450 vatu, le timbre à 150, la carte postale à 150, … Le cuistot fait le plein de produits locaux, la viande est ici très bonne, les légumes et fruits produits ici snt bien moins cher que sur le territoire.

Pour l’artisanat local, on a marchandé un peu et je me suis acheté un très beau masque, en bois, pour décoration, sur un coup de tête, avant de me demander comment j’allais le ramener en France. Je me suis posé la question quand j’ai vu qu’il ne rentrait pas dans mon sac à dos !! Heureusement que le garage de mon hôte est spacieux, pour stocker tout çà !!

Je suis aussi allé au cyber café à Luganville, on ne rigole pas dans l’assistance, c’est vrai, il y en a un !!Mais là, c’est hallucinant : c’est une bibliothèque !! C’est-à-dire que le débit est celui d’un puit au sahel, donc tu cliques pour faire venir la page et tu te plonges dans ton bouquin !! Comme je suis venu les mains vides, je m’impatiente, et au bout de trois mails lu –sans répondre bien sur- et quarante minutes plus tard, je laisse une fortune et m’en vais, bougon. Ce qui est rare est cher, la minute de connexion fait partie de ces luxes !!

Heureusement, le soir, la chef de mission (Valérie) organise un barbecue sur le quai pour fêter la fin de la mission scientifique, son bon déroulement, le planning tenu malgré la grève, et surtout la bonne ambiance. Donc méchoui, re-chants de marin et très bonne soirée.

Comme c’est en même temps d’anniversaire de plusieurs personnes, on a eu le droit en dessert à une omelette norvégienne, faite par notre cuistot kanak !!


C’était nos derniers moments de quiétude…la suite le confirmera

Ayant encore de la route à faire, nous levons le camp vers 23h00 et faisons route vers nouméa.

A taaaaaable


Tout ces détails techniques me font oublier de parler du nerf de la guerre : les repas !!

Jacques, notre cuisinier Kanak, allie très bien la cuisine Française traditionnelle (bœuf aux carottes, blanquette de veau,..) que la cuisine kanak (bougna, …). Cette dernière est constitué à base de riz et de poisson (beaucoup d’ailleurs, ici de la pèche de l’équipage mais j’y reviendrais plus tard) ou de viande en sauce, qui peut être elle-même assez épicée. Etant habituée à la cuisine indienne de part mes précédents embarquements avec cuistot indien, cette brulure continue du palais ne me dérange plus. Par contre ici, j’ai découvert bon nombre de nouveaux aliments : les taros, la patate douce et l’igname. Par exemple l’igname est au pacifique ce que la pomme de terre est à l’europe : essentiel. Issue d’une plante grimpante, il se consomme grillé, bouilli, frit ou encore en curry. Le taro peut être dit : »de montagne » ou « d’eau ». Racine très énergétique et savoureuse, avec une grande différence en fonction de sa provenance. Je suppose avoir mangé aussi du manioc, appelé aussi tapioca ou cassave, mais je ne l’ai pas su ou plutôt je ne m’en rappelle pas. Il est vrai qu’un plat typique regroupe plusieurs aliments et permet de comparer.

Et puis il y a les fruits !!!! fruit de la passion, mangue, banane, noix de coco, ananas, papaye.

Encore de la papaye en dessert cuistot ?je suis blasé !!

Pour vous faire une idée : nccuic.ifrance.com

Voici des paniers de taro de montagne achetés au marché. Paniers tissés en feuille tout simplement et réellement biodégradable !! je ne sais pas si la grande distribution serait preneuse de l’idée ?!?Voici des taros d’eau, débarrassés de leur feuillage, prêts à être transformés



La recherche

Les scientifiques nous expliquent un peu l’organisation générale de la recherche en France, et encore une fois, l’argent à son mot à dire. Mais heureusement pas partout. Par exemple, pour ce qui est de la tectonique des plaques et de la géodésie par exemple, il s’agit de constater des faits, de les comprendre, afin d’en déduire un processus. Cette réflexion a posteriori des phénomènes ne permet aucune anticipation, ou très peu mais sans aucune précision valable. L’échelle géologique est tellement immense par rapport à l’échelle de la vie humaine que dire « cette ile va encore subir de violents tremblements de terre dans les cinquante prochaine années » que s’en est ridicule ! çà reste vrai, appuyé scientifiquement, mais trop imprécis pour engager quelque chose. Et pourtant, 50 ans à l’échelle géologique confinent quand même à la précision diabolique. Il n’y a donc rien à gagner pécuniairement parlant dans ce genre de recherche. C’est donc de la recherche publique, avec des financements d’état. Il est quand même demandé un certain retour avec des publications pertinentes dans les journaux spécialisés. Il en va tout autrement dans des domaines plus sensibles tels que la chimie ou la biologie, où des financements privés interviennent mais demandent des résultats rapides, avec application commerciale à la clé. Il n’y a que très peu de recherche sur le long terme dans ces domaines. Les sciences de la terre sont donc encore dans une niche à but non lucratif.

Oploi

Nous sommes aujourd’hui à Olpoi, encore un peu plus au nord sur la cote ouest de Santo. L’objectif est de mettre en place une station GPS de plus, afin d’avoir des données de déplacement du terrain à cet endroit précis. La multiplication des sites de mesures augmente d’autant la connaissance du phénomène typique qui règne dans cette région.

Petit rappel pour ceux qui n’ont pas suivi lors du message du 09 Octobre : la plaque Australienne devrait normalement s’engouffrer rapidement sous la plaque fidjienne. Ce qui se fait sur la majorité de la longueur mais au niveau de l’île de Santo, çà coince, ou plutôt çà se tasse. Avec formation de ride et soulèvement de la plaque fidjienne.

Pour en revenir à la station GPS du jour, encore une fois, la population locale nous a grandement aidé pour le transport du matériel. Ils sont tout de même étonnés par ce matériel étrange qu’ils découvrent et qu’on leur demande de garder jusqu’à la prochaine fois.

« Comme une poule qui a trouvé un couteau » dit le dicton. Cette débauche de technologie sur une cote sauvage qui n’en demandait pas tant, intrigue vraiment la population locale, qui observe, ausculte, se familiarise avec la vision de cet objet qu’on lui demande de garder. Heureusement, la population, ici, comme à Wusi hier, est anglophone, ce qui facilite grandement les échanges.


La pression

Les chiffres Médiamétrie viennent de tomber : vous êtes trrrrrrèèèèèèèèèsssssssss -avec plein de « s » parce que vous êtes vraiment beaucoup - nombreux à délaisser d'autres médias plus pessimistes pour venir vous ressourcer sur ces pages, il va falloir que je m’applique pour tenir la route. Je vais essayer de tenir compte de vos acerbes critiques ;-)
Pour savoir si vous avez raté un billet, vous pouvez utiliser le lien RSS dans la fenêtre d’adresse, et votre navigateur (avec l’option Sage par exemple) vous dira tout seul si vous êtes assez informé pour discuter lors de la pose à la machine à café du régime alimentaire des kanaks par exemple!! Boris en parle très bien sur un billet de internet expliqué à ma mère dont l’adresse est en lien au préambule (pour ceux qui auraient sauté des étapes !!)


4.11.07

samedi 13 octobre


Les scientifiques suivent ce sujet depuis plusieurs années, viennent relever leurs appareils régulièrement et ont donc des contacts assez privilégiés avec la population locale. La bonne entente, les explications du projet, le respect des coutumes, sont garants d’une bonne conservation du matériel. Des stations GPS avec panneau solaire, batteries, électronique pointue sont laissés plusieurs mois à terre et la population locale en assure la garde et la protection. Aujourd’hui, nous allons donc rendre une visite au village de Wusi. La population qui a vu ce bateau bien connu s’est rassemblée dans l’école pour nous accueillir.


école construite en bois bien sur, avec des feuilles tressées pour faire les murs, pas de fenêtres, juste des ouvertures pour la lumière, le village étant naturellement abrité du vent et les températures plutôt clémentes. Le seul bâtiment construit en dur (mais pas encore achevé et pas près de l’être) est l’église !!

Les enfants ont donc dessiné le bateau pour nous faire plaisir sur le « tableau » de l’école, en fait une plaque de bois qui a du être un bout du coffrage de l’église. Ecole ouverte à tous vent, sans tables ni chaises! juste un bureau. Les scientifiques ont donc apporté des médicaments, du riz et quelques vêtements. En échange, nous leur avons acheté des poteries rustiques et des dents de cochons d’ornement.
Nous avons bu du lait ce coco directement à la noix pour sceller ce commerce. Une petite traversé du village nous a permit de voir que même coupé de tout, il parvient largement à vivre et même à être coquet.
Petite balade le long de la plage parsemée de pirogues à balancier. Embarcation typique du pacifique creusée directement dans le tronc d’arbre. Propulsion àla pagaie, frêle esquif, équilibre précaire, mais les hommes ne s’aventure pas trop loin en mer quand même. La pirogue est même dotée d’un enrouleur –en bois bien sur- pour stocker la ligne de pêche sans faire de nœuds !!
et enfin petite baignade avant de regagner le bord car même si le soleil est voilé, il fait une chaleur suffocante. La mer est à environ 28 degrés!

Ce village est complètement inaccessible par la terre, il n’y a pas de route et le relief est très escarpé. La ville la plus proche est santo et un speed boat passe de temps en temps mais les pris sont exorbitants pour une population aussi isolée, vivant presque en autarcie et ayant de très rares revenus. Notre contribution financière, pour leur aide au portage du matériel, pour la garde de la station GPS, pour les poteries et les dents permettra tout juste d’envoyer quelqu’un à la ville acheter l’essentiel. Il faut compter pour y aller une demi journée de bateau puis une demi journée de voiture sur des pistes défoncées. Le même voyage à pied prendrai deux jours.

Nous laissons donc ce village hors du temps pour quelques mois à nouveau. Le prochain navire sera probablement à nouveau l’Alis pour le relevé des instruments dans 18 mois. Les chercheurs ont remarqué un changement de comportement de la population depuis qu’ils viennent. Cette population assez fière et autonome s’est mise à être très désireuse de ces dons et à attendre que le bateau passe, l’équipage étant comme à chaque fois très généreux. Ils réclament des choses, ce qui peut être compréhensible, mais nos yeux d’occidentaux très modernes estiment que la priorité serait peut être ailleurs.
Deux visions de l'existence s'affrontent ici.
« Plutôt que d’offrir du poisson, apprends à pêcher » serait le dicton du jour.

vendredi 12 octobre

Un porites, encore appelé tête jaune, est une variété de corail, une concrétion qui peut atteindre les 7 mètres de diamètre. Les plongeurs aujourd’hui en ont foré une pour en ressortir une carotte. Comme elle est située sur le banc sabine (10 mètres d’eau) assez loin de la cote (120km), elle est considérée exempte de toute pollution.
Il en est ressorti une carotte de 3 mètres environ, des données très précieuses vont pouvoir être collectées lors de son analyse. En effet, ce type de corail conserve lors de sa constitution les caractéristiques de l’eau de mer dans laquelle il s’est construit. Une carotte de trois mètres permet de remonter environ trois siècles en arrière.

Jeudi 11 Octobre

Nous avons été sur l’ile nommée Malicollo (au sud de santo) pour y décharger du matériel scientifique pour les équipes opérant à terre. Ici, pas de quai, pas d’infrastructures, on fait plusieurs aller/retour avec le zodiac et on décharge à la main, grâce à la population locale très bénévole. On prend le temps de discuter avec eux. Ici, c’est perdu de chez perdu. On est à Norsup, ville la plus importante de l’ile, mais on est bien loin d’une ville. La population a l’air assez oisive, ils vivent du commerce de la copra, pêchent très peu mais construisent quand même quelques pirogues à balancier. Signe de la modernisation, même dans ce recoin du monde, il y a un réseau de téléphone mobile !!



mercredi 10 octobre

Nous arrivons sur le banc Sabine : un lieu tout à fait particulier. Il s’agit d’un haut fond faisant partie de la plaque australienne qui devrait s’encastrer sous l’île de Santo mais qui fait de la résistance. On est donc au beau milieu de l’eau, à plus de 120 kilomètres à l’ouest de la cote de Santo, et tout à coup, le sondeur remonte en flèche : on passe en quelques mètres de 2000 mètres de fond à seulement une dizaine.
Le temps est très calme, la mer parfaitement lisse, et on peu voir le fond car il n’y a que 10 mètres d’eau!! Les plongeurs se mettent à l’eau pour relever un marégraphe (qui mesure la hauteur d’eau sur plusieurs mois), c’est une scène assez surréaliste d’être aussi loin de tout et de voir le fond de l’océan. . Ce marégraphe est immergé depuis 18 mois (lors de la précédente campagne géodeva 1) et ses données sont très attendues par les scientifiques.

Quel est donc l’intérêt scientifique de mesurer précisément la hauteur d’eau ? C’est un peu technique mais pas trop compliqué : un satellite peu mesurer avec beaucoup de précision la hauteur de l’eau par rapport à une surface de référence (qui est l’ellipsoïde de référence, base pour le calcul de positionnement du système GPS) mais les ondes ne traverse pas l’eau, il est donc impossible au satellite de mesurer les mouvements du fond marin. C’est pour cette raison que les données du marégraphe (hauteurs d’eau) sont additionnées à celles du satellite (hauteur du niveau de l’eau) pour avoir l’évolution de la hauteur du fond marin (donnée essentielle dans l'étude des mouvements de plaque)

Mardi 09 octobre

Comme c’est une journée calme de navigation en route vers le nord et l’archipel Vanuatai, j’en profite pour expliquer plus longuement le pourquoi de cette mission géodeva.

Rappelez vous vos cours de sciences et vie de la terre en classe de quatrième et du mot tectonique des plaques. Il y a dans le monde de nombreuses zones d’activité tectonique, accompagnée parfois par une activité volcanique, comme par exemple en Indonésie et son volcan le Mérapi.

L’archipel des Vanuatu tire sa célébrité de son intense activité tectonique mais pas forcement volcanique (quoique que le volcan sur l’île de tana au sud de l’archipel soit très actif). Cette activité tectonique y est même la plus intense du monde, puisque la plaque Australienne, qui porte aussi la Calédonie se glisse sous la plaque Fidjienne (qui porte les îles Vanuataises) à la vitesse record de 18 cm par an !!

Mais c’est que ce mouvement n’est pas homogène sur toute la frontière de la plaque. Au niveau de la ride D’Entrecasteaux (voir plan) il subsiste une zone où la plaque ne glisse pas en douceur dessous : elle force le contact et oblige la plaque fidjienne à s’élever. Le mouvement n’y est plus de 18 cm mais seulement de trois. Ce point anormal attire l’attention des scientifiques. On peut observer ces déformations verticales sur la cote Ouest de l’île de Santo.

lundi 08 octobre

Les dernières propositions faites par l’armement ont l’air de contenter l’équipage qui décide de lever le piquet de grève dans la matinée. Tout çà tombe bien car nos trois valeureux scientifiques ont enfin obtenue leur matos ce matin à l’aéroport !! Les trois plongeurs sont donc convoqués pour midi et l’expédition maritime quitte enfin le quai ce lundi. Nous partons vers les iles du Vanuatu situées à environ deux jours et demi de mer de Nouméa. Le début du transit est magnifique, au cœur du lagon calédonien, avec toujours cette eau turquoise et ce soleil intense. La saison est trop avancée pour voir des baleines, mais le sud du territoire est réputé pour être un lieu privilégié de rassemblement. Cette année fut exceptionnelle, selon plusieurs marins. Sur la traversée, nous nous contenterons d’un groupe d’une dizaine de globicéphales, mais trop loin pour être photographiés.

L’organisation du bord à la mer est la suivante. La passerelle de pilotage devant toujours être occupée, nous nous y relayons à trois. Hervé, le commandant qui assure le 8 à 12 puis 20 à 24, Jef, le second, qui assure lui le 4 à 8 puis le 16 à 20, et moi, le troisième larron, qui fait ce que l’on appelle le quart du hibou car je suis à la passerelle de minuit à quatre heures du matin puis de midi à seize heures. Je suis donc éveillé donc pendant que les autres dorment et vice versa. Moi qui avais presque réussi à m’adapter au fuseau horaire calédonien, me voilà encore tout chamboulé pour être éveillé de minuit à quatre heures du matin !!
Le bateau prend donc son rythme de croisière, avec son roulis, son tangage, heureusement que les médocs anti-mal de mer font leurs effets –Merci Annie-
Et ce bateau est une vrai noix de coco comme le disent les kanaks !! c'est vrai que la moindre vague le fait rouler bord sur bord avec un angle impressionnant.
Sur la photo, c'est la sortie du lagon et c'est encore calme la suite est beaucoup plus épique !! des précisions sur la vie dans un métronome lors d'un prochain message.


dimanche 07 octobre

L’équipage est toujours en grève. Les propositions pourtant mirobolantes ne leurs suffisent pas, car c’est encore moins que ce qui leur avait été promis. Bref, on reste encore coincé ici, ce qui nous permet de voir le match France/all black à la télé, en direct mais devant le petit déjeuner !! Car avec neuf heures de plus, il est 6 heures du matin. Journée tranquille dans laquelle j’avale d’une traite le bouquin de Laurent Merrer offert par Bob. Livre écrit par un préfet maritime tout juste retraité, qui est un bel aperçu de son panel de compétence et de responsabilité, mais quand on est dans le bain, il demeure hélas un peu léger pour rester accessible au grand public.

Et en fin d’après midi, baignade dans la baie des citrons sur un magnifique par terre de corail avec des poissons, des coraux et des couleurs dans tout les sens.

Pour fêter célébrer sa messe dominicale bien à lui, le commandant organise un barbecue, avec son punch favori, et comme le chef mécanicien est chanteur dans une chorale de chant de marin, il y a de l’ambiance.


3.11.07

samedi 06 octobre

La grève tient toujours. Les kanaks sont déterminés, mais les négociations avancent. Journée tranquille à bord avec marché tôt le matin pour amener le petit déjeuner à bord ! Dans l’après midi, retour en vélo à l’anse Vata où un kiteu sympa me prête son matos pour que j’aille naviguer une petite demi heure !! Merci encore à lui de m’avoir permit de faire mes premiers bords dans ce lagon paradisiaque, avec cette sublime couleur turquoise sous la planche. L’eau est à 28 degrés et on peut donc naviguer en maillot de bain !! Les locaux me font rire avec leur combi car comme ils disent »c’est pas encore vraiment l’été et l’eau garde un peu de fraîcheur » !! Un grand moment de bonheur.

Les discussions avec les trois scientifiques venus de métropole vont bon train autour de la table et ils nous expliquent le but de la mission, baptisée Géodeva 2007 : pour Géodésie et Vanuatu. Les îles Vanuatu sont un archipel situé au Nord Est du territoire calédonien, assez peu connu du grand publique mais récemment mis en valeur lors d’une expédition assez médiatique :

http://www.santo2006.org/

La mission se déroulera principalement sur la cote ouest de l’île de Santo..


vendredi 05 octobre

On peu dire que çà ne commence pas très bien :

Tout d’abord, premier pas, l’équipe scientifique est au complet : Valérie, chef de mission et chercheuse au CNRS, Marie Noëlle, sortie de polytechnique et chercheuse à L’IGN/IPGP, Jérôme, ingénieur en électronique à IPGP (institut de physique du globe de Parie). Trois plongeurs pro compèteront l’effectif. On embarque donc nos trente années d’études cumulées mais le problème c’est que leur matériel n’est pas là !! La compagnie qui dessert la Calédonie s’appelle Air Calin et l’un de ses avions a cassé son train d’atterrissage, il y a donc du retard dans les livraisons !! C’est un peu moins grave parce que les membres d’équipage Kanaks font grève pour que l’armement tienne les promesses qui leurs ont été faite il y a un an et demi !! Donc pour négocier avec la métropole et ses neufs heures de décalage horaire ce n’est pas évident. Quand les uns attendent des avancées, les autres dorment et quand le piquet de grève rentre chez lui, les décideurs se lèvent !! De plus, le ministre des DOM TOM – Christian Estrosi- doit pointer sa bobine sur le caillou la semaine prochaine et les syndicats sont remontés. C’est parti pour durer.

Je profite de l’un des vélos du bord pour aller me baigner en fin de journée à l’anse VATA.

Au bout de cette anse se trouve l’hôtel Méridien et sa plage presque paradisiaque. C’est dans cet endroit que les kite-surfeurs de Nouméa ont élu domicile. Le pèlerinage est donc de mise.





Jeudi 04 octobre

L’équipage du navire est de douze hommes, dont 6 kanaks : quatre matelots et deux pour la cuisine. Les 6 officiers sont Bretons ou presque : un Mosello/Breton viens troubler cette uniformité. Je fais donc connaissance avec l’équipage, le bateau et le travail qui nous attends. Nous devons partir demain, le vendredi 05 octobre. L’équipe scientifique et son matériel embarqueront aussi demain. En fait le navire n’est un support, une plateforme de travail. Sans équipement il ne sert à rien Il est donc très modulable et les missions scientifiques qu’il a à remplir sont très variées. Pour chaque mission, une équipe scientifique spécialisée sur le sujet embarque avec son matériel dédié. Ca peut être de la biologie marine, de la cartographie, de l’océanographie, de la sismique, de la volcanologie, de l’observation météo, ou comme ce qui nous attends, de la Géodésie : science des dimensions de la terre et de sa surface.

Plus de détails lors des prochains posts.

Fin de journée, petite balade au bord de l’eau et bien sur baignade à la baie des citrons. L’eau de mer est à 26 degrés, ce qui facilite grandement les multiples baignades.



Mercredi 03 octobre

Le décalage horaire fait que l’on se lève avec les poules, c'est-à-dire qu’à cinq heures de matin, je suis debout, vaillant, à humer l’air chaud et humide du matin. Le bonheur d’être sur un petit bateau, c’est qu’il peut aller dans un port !! Ce qui n’était pas le cas sur les gros navires de ma précédente compagnie!! Çà peut paraître invraisemblable mais quel bonheur. On est amarré au quai des scientifiques dans la baie de la Moselle à Nouméa (çà ne s’invente pas !!), et qu’est ce qu’il y a au bout du quai ? Et bien tout simplement le marché !! En fait le bateau est amarré en plein centre ville de Nouméa !!

Ici tout le monde est très matinal. Le marché commence à cinq heures et il y a déjà du monde. J’en profite donc pour déguster des beignets de bananes et acheter quelques fruits. La monnaie d’ici est le Comptoir Franc Pacifique. En cumulant 119,22 CFP, on arrive à un Euro. Le caillou -comme il est appelé ici- est un Territoire d’outre mer. Il bénéficie entre autre d’avoir sa propre monnaie. Il y a d’ailleurs tellement d’indépendance qu’on entend parfois que le territoire va passer POM, c'est-à-dire pays d’outre mer.

Les journées de travail commencent à 06 heures du matin pour se terminer vers 15 heures. Mais il fait jour dès quatre heures trente, et le soleil se couche à nouveau vers 18 heures. On vit donc en décalé. Comme l’été approche, les jours rallongent, on va pouvoir aller à la plage un peu plus longtemps !!





photo de l'Alis

Mardi 02 octobre

J’embarque donc ce jour sur l’ALIS, un petit bateau de 28 mètres construit par un chantier concarnois en 1987. Bateau appartenant à l’IRD (Institut pour la recherche et le développement ) et basé à Nouméa.

Ce voyage me conduit donc à l’autre bout de la terre, toujours en territoire en Français mais bien loin de la métropole. Changement d’hémisphère, changement de climat, changement de saison : un gros bouleversement. Le changement par lequel on est le plus vite frappé, c’est le fuseau horaire : il y a 9 heures de décalage en été et 10 heures en hiver. J’y reviendrais par ailleurs.

Parti de France au commencement de l’automne, quel bonheur que d’arriver dans un pays où c’est le printemps. La quarantaine de kilomètre qui sépare l’aéroport de Nouméa donne un aperçu très agréable du cadre de vie : les fleurs sont omniprésentes, les couleurs très prononcées, la végétation est abreuvée de soleil, bref, çà sent les tropiques. Une petite pensée pour les bretons, les mosellans et autres chamoniards qui –en ces journées d’automne bien fraîches- chargent les poêles à charbon en lisant ses lignes ….

Préambule

Bonjour à toutes et tous. Je vais essayer -de par ce blog- de vous faire découvrir en même temps que moi la partie du monde où je me trouve !! Rien que çà !! C’est ambitieux mais je vais m’y efforcer.

Comme le public est extrêmement large, il ne sera pas possible de trop rentrer dans les détails. Si vous trouvez les informations contenues ici trop succinctes, vous pouvez m’en demander plus par mail, je m’efforcerai d’y répondre. Mes connaissances pédagogiques étant somme toutes limitées, il y a certainement des éléments trop complexes qui seront évoqués ici. Merci alors aux parents des Clara, Mathieu, Alexis, Antoine, Amandine, matis, Lucie, et autre bambins de compléter.

Je vais essayer de faire un juste milieu ; dans le même esprit de vulgarisation, Boris a bien fait une rubrique "internet expliqué à ma mère" ici: :http://loindesyeux.net/loindesyeux/wordpress/category/internet-explique-a-ma-mere/

D'ailleurs, si vous avez des astuces à me donner pour améliorer la lisibilité, la contenu ou tout autre chose, faite m'en part, merci d'avance.